Tunisie : la grève dans l’enseignement, signe des tensions entre le gouvernement et l’UGTT

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© – 20 avril 2018 à 16h52 à Tunis

Les enseignants du secondaire ont entamé vendredi leur quatrième jour de grève,

Depuis le 17 avril, une grève suivie par 97,6 % enseignants des collèges et lycées publics, marque une nouvelle étape dans l’escalade de tension entre la puissante centrale syndicale de l’Union Générale Tunisienne du Travail et le gouvernement de Youssef Chahed. Situation inédite en Tunisie, les enseignants du secondaire ont entamé vendredi leur quatrième jour de grève, et rien ne laisse augurer qu’il puissent fléchir. Le mouvement est mené par la Fédération générale de l’enseignement secondaire, affiliée à l’UGTT, dans un contexte qui voit la puissante centrale durcir le ton à l’égard du gouvernement. Une conjoncture délicate à quelques semaines des examens nationaux, d’autant que depuis février les professeurs n’ont pas remis les notes des élèves, nécessaires aux orientations scolaires.

Nous ne renoncerons ni à nos enseignants ni à nos revendications

D’une part, l’adoption d’un départ à la retraite à 55 ans, l’enseignement ayant été classé parmi les métiers à forte pénibilité. Ensuite, le règlement de différentes primes, dont celle de rentrée scolaire et la prime dite « de la craie », supposée couvrir les dépenses en consommables que les professeurs prennent en charge. Ces différentes mesures ont été avalisées par l’exécutif depuis 2011, mais n’ont jamais été mises en œuvre, d’où la colère des syndicalistes. De report en négociations, ils ont patienté jusqu’en 2015 et les élections qui ont installé un gouvernement qui, n’étant plus provisoire, pouvait prendre des décisions.

Bras de fer avec le gouvernement

L’UGTT avait même obtenu en avril 2017 le départ de Néji Jalloul, précédent ministre de l’Éducation Nationale, qu’elle tenait pour responsable des blocages.

Risque d’une année blanche

L’impasse est telle que l’intervention du président de la République, Béji Caïd Essebsi, semble être le dernier recours pour sauver l’année scolaire.


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