Tunisie : Souad Abderrahim pressentie pour être maire de Tunis

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© Slate Afrique avec AFP |mis à jour le 10/05/2018 à 0:02 ✎ Resoomer

Souad Abderrahim, une proche des islamistes pressentie pour être maire de Tunis


Souad Abderrahim, tête de liste du parti islamiste Ennahdha arrivé en tête à Tunis lors des premières élections municipales démocratiques, est une gérante d’entreprise, militante proche des islamistes de longue date et ancienne députée.
  • Cette docteur en pharmacie de 53 ans, qui dirige une importante entreprise de distribution de produits pharmaceutiques à Tunis, est reconnaissable à son brushing soigné et ses tailleurs pantalon impeccables, un style sobre mais tranchant souvent avec celui de son entourage politique. Nous sommes en train de dessiner la vraie image de la femme tunisienne!, lance cette mère de deux enfants.
    • Si elle a rejoint le bureau politique d’Ennahdha depuis septembre 2017, elle rejette la définition d’islamiste et se définit comme indépendante.

Mes idées sont libérales et réformatrices. Elle n’est pas là par opportunisme, elle a toujours défendu le programme d’Ennahdha à l’Assemblée constituante, mais elle n’est pas prête à aller n’importe où avec eux, elle tient à son indépendance — elle défend leurs idées tant qu’elle y croit. Elle avait alors provoqué l’indignation chez le défenseurs des droits de l’Homme en s’en prenant aux mères célibataires. Les mères célibataires sont une infamie pour la société tunisienne et ne devraient pas aspirer à un cadre légal qui protège leurs droits, avait-elle asséné fin 2011 sur les antennes de la radio Monte Carlo Doualiya.

Des propos sortis de leur contexte, explique-t-elle à l’AFP, dans son bureau orné de ses diplômes et de photos de ses enfants. Elle assure s’être excusée et avoir depuis mûri et gagné en expérience politique. Avec l’expérience politique que j’ai acquise ces dernières années, je peux assumer des responsabilités.

  • Elle a été arrêtée et emprisonnée durant deux semaines après être intervenue dans une rixe dans un restaurant universitaire, à une époque où les tensions étaient vives entre étudiants gauchistes et islamistes.

Elle a été renvoyée de la faculté, avant de pouvoir reprendre ses études, une fois l’affaire classée. Depuis 2014, elle avait disparu du paysage public ou presque — elle a été chroniqueuse quelques mois sur une télévision privée en 2016.

  • Appréciée de la base d’Ennahdha, elle insiste sur la nécessité de réussir la décentralisation pour rétablir la confiance des citoyens et des jeunes.
    • Quitte à devoir céder la place si les partis en décident ainsi.

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