Les traites des Africains ont concerné quasiment le monde entier

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© Le Monde @ Philippe-Jean Catinchi | Mis à jour le 04.05.2018 à 09h43


Spécialiste de l’Afrique, l’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch revient sur l’élaboration de son ouvrage,
  • Les Routes de l’esclavage, et de la série documentaire du même nom, diffusée sur Arte, sur laquelle elle a été conseillère historique avec Eric Mesnard.

Lequel de ces projets a précédé l’autre ?

J’ai d’abord fourni mon carnet d’adresses des spécialistes internationaux, longuement interviewés. Cela m’a donné l’idée de me reporter à leurs travaux spécifiques pour comprendre comment tous ces processus s’enclenchaient. Par exemple, les ­réalisateurs ont choisi de parler seulement de l’ancien Mali. Ils ont voulu donner des sources une image visuelle en montrant à plusieurs reprises un ou une archiviste extrayant un document d’une réserve précieuse.

Bien sûr, l’idée commune est de montrer les dimensions du processus et son importance dans l’histoire du monde en général et de l’Occident en particulier. Ce que je voulais faire, c’est montrer que l’esclavage et les traites des Africains ont concerné quasiment le monde entier. Il fallait pour cela que je les lise tous pour trouver les liens multiples qui les relient.


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