Syrie: Vladimir Poutine parie sur «le bon sens», mise en garde de Guterres

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© RFI | Publié le 12-04-2018 Modifié le 12-04-2018 à 09:18


Les Occidentaux, Etats-Unis, Royaume-Uni et France en tête accusent Vladimir Poutine de soutenir inconditionnellement le régime de Bachar el-Assad et de cautionner ses exactions. Une tension qui crée un blocage au Conseil de Sécurité des Nations unies.
  • Dans cette confrontation diplomatique, Moscou entend incarner la voix de la raison et de la modération, explique notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche. Une manière de se distinguer de Donald Trump qui se répand sur le réseau Twitter.

  • Dmitri Peskov a également dit espérer que toutes les parties « évitent tout acte qui ne serait, en réalité, en aucun cas justifié ». Vladimir Poutine a adopté le même ton. Il faut rappeler que la Russie nie l’attaque chimique dont les Etats-Unis la juge en partie responsable. Un général russe a défendu mercredi que cette attaque avait été « mise en scène devant les caméras ».
  • Selon le Kremlin, elle « ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force ».

Une « dérive du multilatéralisme »

« Il est en train de se mettre en place un nouveau principe qui est quand même très préoccupant, qui consiste à utiliser le Conseil de sécurité comme mode de démonstration qu’il y a désaccord frontal entre les principales puissances ». Ce désaccord, qui bloque toute initiative du Conseil de sécurité, autoriserait un camp à intervenir et à imposer sa loi au nom de la communauté internationale, poursuit Bertrand Badie, chercheur au CERI (Centre d’Etudes et de Recherches Internationales).

  • La Bolivie, l’un des rares soutiens de la Russie dans ce dossier, a demandé la tenue ce jeudi d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur « l’escalade récente de rhétorique concernant la Syrie ».


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