Syrie : Riposte militaire - la classe politique française reste divisée

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® RFI Publié le 11-04-2018 Modifié le 11-04-2018 à 11:49

Mardi 10 avril 2018, au Conseil de sécurité de l’ONU, Moscou a opposé son veto à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d’enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie.
Face à l’utilisation, potentiellement par le régime de Damas, de ce type d’armements, faut-il réagir militairement pour faire respecter le principe de la « ligne rouge » ?

  • La classe politique française demeure partagée.

Après la dernière attaque chimique survenue samedi, selon toute vraisemblance, dans le dernier bastion rebelle aux portes de Damas, la ville de Douma située dans la Ghouta, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont tombés d’accord pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre en Syrie.

Et le président français a déclaré que la décision ou non d’une riposte serait prise dans les prochains jours en coordination avec Londres et Washington. Les trois capitales tendent à pointer du doigt le régime de Damas comme responsable.

Alors, frapper ou non la Syrie sans mandat de l’ONU ? Si en France, les institutions permettent à l’exécutif d’agir seul dans un premier temps,

  • qu’en pense-t-on dans la classe politique et notamment à l’Assemblée nationale ?

La question s’est déjà posée dans l’hémicycle. En août 2013, François Hollande et Barack Obama avaient laissé le régime de Damas franchir la fameuse « ligne rouge ». Aujourd’hui, dans la même verve qu’à l’époque, le Premier ministre promet une réponse « forte » :

« Il n’y a pas de diplomatie crédible si de telles atrocités ne donnent pas lieu à une réponse forte, unie et résolue de la communauté internationale », a plaidé Edouard Philippe devant la représentation nationale.


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