Syrie : Attaque chimique de Douma | historique

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© Wikipedia | Attaque chimique de Douma | Très sérieusement documenté – Ci après bref résumé de l’article originel.

@ LE MONDE | 09.04.2018 à 11h01 • Mis à jour le 10.04.2018 à 15h30 | Par Gilles Paris (Washington, correspondant), Marc Semo et Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)
- Le Monde | Carnage chimique dans la Ghouta orientale

L’attaque chimique de Douma a eu lieu pendant la guerre civile syrienne. Le gouvernement syrien, soutenus par ses alliés, la Russie et l’Iran, a pour sa part contesté les accusations et nie que des armes chimiques aient été utilisées à Douma.

Paris et Washington promettent une « réponse forte », mais nient avoir frappé une base militaire syrienne. Plusieurs missiles ont frappé, lundi 9 avril à l’aube, l’aéroport militaire syrien de Tiyas, situé entre Homs et Palmyre, au surlendemain d’une attaque chimique présumée contre le bastion rebelle de Douma, en banlieue de Damas. Au moins 14 combattants, dont des Iraniens, auraient été tués selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme .

  • Cette opération survient trente-six heures après la mort de dizaines d’habitants de Douma, dans ce que les ONG de l’opposition syrienne implantée sur place présentent comme une attaque chimique du régime Assad.

Si le président Donald Trump a promis dans un Tweet, dimanche, de faire payer cette hécatombe au « prix fort », le Pentagone a nié toute implication dans l’attaque de la base. La France, qui sous la présidence d’Emmanuel Macron a fait de l’emploi d’arme chimique en Syrie une « ligne rouge », a démenti aussi tout rôle dans ce bombardement. Emmanuel Macron et Donald Trump se sont entretenus dimanche soir afin, selon la présidence française, de « coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de sécurité des Nations unies », qui doit se réunir en urgence lundi après-midi à New York. Ils sont convenus de la nécessité d’une « réponse forte », a fait savoir la Maison blanche.

« De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie », avait tweeté dimanche M. Trump, qui a pointé du doigt la « responsabilité » de la Russie et de l’Iran, qualifiant M. Assad d’« animal ».

Les États-Unis pris de court

Aucune enquête n’a pu être menée pour l’instant pour déterminer avec précision le type d’agent chimique employé à Douma. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a affirmé que les spécialistes militaires russes qui se sont déjà rendus sur place n’ont découvert aucune trace de chlore ni de quelque substance chimique utilisée contre les civils. A la suite de cette attaque, Donald Trump avait rompu avec la politique de son prédécesseur démocrate Barack Obama – qui avait renoncé à la dernière minute à répondre militairement au bombardement de la Ghouta –, en faisant tirer, en guise de représailles, 59 missiles de croisière contre la base aérienne d’Al-Chaayrate, dans le centre de la Syrie. Aujourd’hui, la virulence de sa réaction sur Twitter semble placer de nouveau le locataire de la Maison Blanche dans la quasi-obligation d’agir.

Si le président « ne tire pas les conséquences et s’il ne répond pas aux attentes créées par ce Tweet, il aura l’air faible aux yeux de la Russie et de l’Iran », a prévenu sur la chaîne ABC le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham. Il intervient quelques jours après que Donald Trump a exprimé son souhait de retirer « très vite » les troupes américaines déployées dans le nord-est du pays. « Notre première mission était de nous débarrasser [de l’organisation État islamique]. Le président français a déclaré que la France serait prête à mener seule une opération en Syrie en cas d’usage d’armes chimiques par le régime Assad.


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