Maroc : le calvaire des "petites bonnes"

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© SlateAfrique | mis à jour le 12/04/2018 à 8:31


Elles s’appellent Fatima, Latifa ou Hayat, elles ont été placées comme txt_quote_double_openpetites bonnestxt_quote_double_close, exploitées et maltraitées par leurs employeurs. Ce calvaire, des milliers de domestiques mineures le vivent au Maroc, malgré une loi destinée à limiter les abus. Je voulais juste aider mes parents, ça me chagrinait de voir la misère dans laquelle vivait ma famille, murmure cette adolescente qui a travaillé pendant deux ans comme petite bonne.
  • C’est une forme d’esclavage, une violation des engagements internationaux du Maroc, fustige la directrice du centre Annajda, Fatima El Maghnaoui, pour qui la place de Fatima est à l’école.

Je mangeais les restes et j’avais toujours mal aux pieds à force de rester debout, raconte la jeune fille. Quand elle exige son dû, au bout d’un an de servage, la maîtresse de maisonlui confisque sa carte d’identité et lui interdit de prendre contact avec sa famille.

  • Dans certaines zones rurales, la fille est considérée comme inférieure au garçon, elle est la première qu’on sacrifie pour trouver des sources de revenus complémentaires, en la mariant ou l’envoyant travailler comme domestique. Attendue depuis des années, une loi promulguée à l’été 2016 après d’interminables débats a fixé à 18 ans l’âge minimal des employés de maison, mettant ainsi fin en théorie au travail des enfants, jusque-là très courant.

Mon enfance a été sacrifiée!, confie-t-elle à l’AFP lors d’un entretien téléphonique.


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