Les Femmes, l’Entreprise et le Droit

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De nombreux gouvernements agissent pour améliorer la participation économique des femmes, qui restent toutefois confrontées à des obstacles juridiques répandus.


Au total, 87 réformes législatives et règlementaires ont été adoptées au cours des deux dernières années, indique l’édition 2018 du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit, publié aujourd’hui par le Groupe de la Banque mondiale.

  • Par exemple, , ce qui restreint les perspectives d’emploi de plus de 2,7 milliards d’entre elles. « Aucune économie ne peut atteindre son plein potentiel économique sans la participation pleine et entière des hommes et des femmes, souligne Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale. Et pourtant, dans plus de la moitié des économies du monde, les femmes ne peuvent toujours pas exercer certains emplois uniquement parce qu’elles sont des femmes.

    Kristalina Gueorguieva – Wikipédia

    Kristalina Ivanova Gueorguieva ( Кристалина Иванова Георгиева, en bulgare), née le à Sofia, est une femme politique bulgare, commissaire européenne à l’Aide humanitaire entre 2010 et 2014 et au Budget entre 2014 et 2016.


Les femmes devraient avoir autant de chances que les hommes de subvenir à leurs propres besoins et d’offrir à leurs enfants le meilleur départ possible dans la vie. Ce rapport, qui en est à sa cinquième édition, comporte pour la première fois un système de notation d’une échelle allant de 0 à 100, afin de mieux éclairer l’avancement des réformes. »

  • Bien que la grande majorité des économies aient adopté des lois contre la discrimination sexuelle au travail, seulement 76 garantissent l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale, et 37 n’ont aucune disposition légale interdisant le licenciement des travailleuses enceintes. « Nous espérons que la publication des données recensées par le projet Les Femmes, l’Entreprise et le Droit sera utile pour apporter les changements nécessaires qui permettront aux femmes de faire les meilleurs choix pour elles-mêmes, pour leur famille et pour leur communauté », indique Shanta Devarajan, directeur principal de la vice-présidence chargée de l’Économie du développement de la Banque mondiale.

    Shanta Devarajan

    Shanta Devarajan est économiste en chef pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord de la Banque mondiale. Depuis son arrivée à la Banque mondiale en 1991, il a exercé les fonctions d’économiste principal et directeur de la recherche en économie du secteur public au sein du Groupe de recherche sur le développement, et occupé le poste d’économiste en chef pour le Réseau du développement humain, la Région Asie du Sud et la Région Afrique.


Le rapport cite des recherches montrant que les inégalités hommes/femmes entraînent une perte de revenus de 15 %, en moyenne, dans les économies de l’OCDE, et que 40 % de ce manque à gagner est imputable aux inégalités dans l’entrepreneuriat. Cette perte de revenus est estimée encore plus élevée dans les économies en développement.

  • La discrimination juridique fondée sur le sexe réduit aussi le taux de participation féminine au marché du travail et compromet la croissance économique. Selon la recherche, les inégalités entre les sexes expliquent parfois une grande partie des écarts de production par habitant, et nombre d’économies peuvent accroître leur performance en luttant contre les dispositions légales discriminatoires, notamment en matière d’emploi.

« Il n’y a aucune raison d’exclure les femmes de certains emplois ou de les empêcher de diriger une entreprise. »


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