Des dispensaires mobiles pour lutter contre l’excision, bientôt en Afrique

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La présidente de l’association SOS Africaines en danger, Danielle Mérian, lance une campagne de financement participatif pour mettre en place des dispensaires mobiles circulant dans 10 pays d’Afrique. Un projet ayant pour objectif de mettre fin à la pratique de l’excision en Afrique de l’Ouest. Née d’un groupe de parole de femmes excisées et demandeuses d’asile, l’association SOS Africaines en danger a pour but de mettre fin à la pratique de l’excision, des mariages forcés et toutes sortes d’oppressions faites envers les femmes.

Soutenir et apporter des soins aux filles et aux femmes excisées

« L’ablation du gland du clitoris, ce n’est pas seulement des rapports sexuels douloureux, mais aussi des règles atroces et mourir en couche », tient à soulever l’avocate. Un projet qui réunira des professionnels de la santé et de jeunes professionnels du digital nécessitant de récolter des fonds. « Ils pourront expliquer à la population située au fin fond des villages que tous les maux des femmes viennent de l’excision », éclaire Danielle Merian. Si la chirurgie réparatrice ne pourra faire partie des interventions, la présidente de l’association tient à rappeler que « de plus en plus de médecins africains s’engagent à la réparation.

Le formidable docteur Mukwege, qui mène un vrai combat contre l’excision, va ouvrir un hôpital au Burkina Faso pour réparer les femmes », précise-t-elle à titre d’exemple.

Conscientiser les populations sur le fléau de la pratique des MGF

« Elle-même a exercé ce métier en commençant à l’âge 14 ans. Elle a arrêté quand elle a constaté qu’elle tuait », explique Danielle Mérian. Le but, mobiliser les militants et les médecins pour informer les populations et mettre – à terme – fin à la pratique de l’excision.

  • Nous aborderons de façon différente l’excision pour faire réfléchir dans les villages.
    On ne peut plus se dire que l’on pratique l’excision parce qu’on l’a toujours fait !
    , s’exclame celle qui compte avant tout sur la société civile pour faire bouger les choses.
  • Pour participer à la cagnotte du projet des dispensaires School bus, rendez-vous sur GoFundMe.


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