Le retour des Dr Folamour

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Le retour des Dr Folamour, par Philippe Leymarie @ (Les blogs du Diplo, 7 mai 2018) | ✎ Resoomer

Le président américain décidera le 8 mai s’il rompt l’accord sur le nucléaire iranien, qui cherche à brider les ambitions nucléaires de la République islamique, mais contre lequel ferraille Donald Trump depuis plusieurs années, assisté de son compère israélien Benyamin Netanyahou.

Il faut comprendre ce malheureux président Trump. Il se sent ridiculisé, lui qui n’a cessé depuis sa désignation en novembre 2016 de qualifier cet accord de « catastrophique », « injuste », « pourri », « dangereux », et autres gracieusetés. Trump avait donné jusqu’à ce 12 mai aux Européens, et donc à Emmanuel Macron, pour trouver un nouveau texte, de nature à combler ce qu’il appelle « les terribles lacunes » de l’accord actuel. M. Trump a finalement annoncé le désengagement des États-Unis le 8 mai.

En échange d’un arrêt du programme de recherche nucléaire militaire et d’un contrôle international jusqu’en 2025, il était mis fin graduellement aux sanctions économiques américaines et internationales qui furent imposées au régime des mollahs à partir de 1995 . Un accord dont le général Gadi Eizenkot, chef d’état-major de l’armée israélienne, disait fin mars, dans un entretien au quotidien Haaretz : Il fonctionne et reporte la réalisation de la vision nucléaire iranienne de dix à quinze ans, malgré tous ses défauts.

Quadrature du cercle

Il est peu probable que Donald Trump fasse grand cas du rêve d’Emmanuel Macron, exprimé à nouveau lors de sa ronflante « visite d’État » à Washington, fin avril. Même si, aujourd’hui, la baudruche paraît se dégonfler d’un coup.

Un embargo interdisant tout commerce avec l’Iran a été mis en place en mai 1995 par les États-Unis, complété en 1996, puis en 2004 et 2006 par des lois limitant les investissements dans le secteur pétrolier, la coopération scientifique, le commerce d’équipements aéronautiques, les opérations de banques américaines. En 2006-2007, les Nations unies et l’Union européenne avaient édicté un embargo sur les armements. Un plan de modernisation lancé sous Barack Obama, et confirmé par Donald Trump.

  • La quasi-totalité des documents présentés par le premier ministre israélien fait référence à un programme militaire clandestin baptisé « Amad », démantelé en 2003.


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