De l'usage des conventions sur les armes

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Tribune

A quoi servent les conventions internationales ?


La mauvaise foi de ceux qui se sentent puissants rabaissent les relations internationales au niveau des disputes de cour d’école. Voici un léger historique de certaines conventions.

1.139 – Concile de Latran

- Pour les chrétiens, l’utilisation de l’arbalète fut prohibée lorsqu’ils se battaient entre eux. On avait des règles de chevalerie !
Avec l’arme du diable ou l’arme des lâches, on peut blesser ou tuer de loin avec une plus redoutable efficacité que celle de l’arc.
- Les autres, non chrétiens, ce n’était pas nous, alors on pouvait l’utiliser contre eux.
- Cette interdiction fut respectée pendant une cinquantaine d’années, le temps que les arcs, [ tout de même plus rapides d’emploi ( Bataille de Crécy ) ], prennent le dessus et que les premières armes à feu apparaissent.

L’arbalète de combat est toujours utilisée.

1.899 – Première conférence de La Haye

- La balle Dum Dum était interdite entre nous, occidentaux. [ Les balles se fragmentant ou s’aplatissant à l’impact sont interdites.]
- Bien sûr c’était très efficace contre les tribus sauvages puisque ce n’était pas nous ou contre les bêtes dites aussi sauvages
- Mais maintenant c’est le must ce type de munition !

2.012 – 2.018 – Syrie – hors convention

- On peut donc massacrer, [ bébés, enfants, femmes, hommes, jeunes, vieux, civils, humanitaires, journalistes, médecins et personnels soignants (c’est plus efficace…) ], au bas mot, même si le calcul n’est pas tellement vérifiable,
Entre 320.000 et 465.000 personnes en six ans.
QUAND MÊME ?

Armes chimiques ou pas ! Que faut il comprendre ? Le décompte macabre l’est moins en fonction de l’arme utilisée ?

Les armes chimiques

  • 1925 – Protocole de Genève – *- OIAC L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques vise à l’élimination complète des armes chimiques dans le monde entier. A cette fin, la Convention contient quatre dispositions clés afin de:
    • vérifier la destruction de toutes les armes chimiques existantes.
    • prendre les mesures propres à mettre fin à la fabrication d’armes chimiques.
    • fournir assistance et protection à tout État partie faisant l’objet de menaces ou d’attaques à l’arme chimique.
    • promouvoir la coopération internationale dans le domaine de l’utilisation pacifique de la chimie.
      Suite à la Première Guerre Mondiale: ypérite et autres gaz de combat…

Dans le préambule de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, le premier paragraphe est libellé comme suit :

Les États parties à la présente Convention,
Résolus à agir en vue de réaliser des progrès effectifs vers un désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace, y compris l’interdiction et l’élimination de tous les types d’armes de destruction massive,

  • 1.972 – Protocole de Genève – toujours… Il existe également le paragraphe suivant :

    Reconnaissant que la présente Convention réaffirme les principes et les objectifs du Protocole de Genève de 1925 et de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, signée à Londres, Moscou et Washington le 10 avril 1972, ainsi que les obligations contractées en vertu de ces instruments,…

    Pourquoi préciser réaffirme et biologiques ?
    Certains n’auraient pas compris le contenu du premier texte ?

Oui, parce que entre temps, on avait employé l’agent orange le défoliant de l’horreur.
Puis, souvenez vous, le napalm

A quoi pensent ceux qui se lèvent le matin pour créer des armes ?



Qu’est ce que la ligne rouge qui nous est proposée comme argument ultime ?

Cela suffit ! L’expression image bien le propos agacé.


Bien sûr, l’épouvante… ! chlore, ypérite, sarin, tabun, zyklon et le reste…
Dans les années soixante, l’armée se préparait aux techniques NBC. On apprenait à utiliser, en simulation, les syrettes d’atropine que l’on devait se planter dans la cuisse. En cas d’utilisation réelle, cela devait se faire quand par malheur, et quand même temps, par chance, on avait compris, qu’à l’instant, une goutte d’une substance nous avait touché malgré notre équipement, ou si notre masque à gaz n’était plus opérationnel.

Quel est le processus de décision quand on estime que la ligne rouge est franchie ?

On plonge donc dans l’émotionnel, dans l’affect, dans la perte du contrôle objectif !
La décision à l’emporte pièce, lourde de conséquences, lance un processus qui normalement est déclenché après avoir consulté des esprits, en principe, ne baignant pas dans les mêmes outrances et après mûre réflexion.

Et pour montrer une détermination fiévreuse, mortifère, on fédère son désir d’agir avec ceux qui ont la même paranoïa. A plusieurs on est plus fort.
Cela rappelle de bien mauvais souvenirs : Irak, Lybie, et sûrement d’autres massacres…

Et puis dans la précipitation, pour ne pas entraver la marche, on s’affranchit des règles démocratiques nationales ou internationales.

- Bien entendu après le fait accompli, que peut on faire ?

Qui est coupable et quelles sont les sanctions ?

Donc, en toute simplicité, si quelqu’un connait des éléments factuels relatifs à l’interdiction d’emploi de produits chimiques de cette nature, on informe les entités compétentes et cela doit déclencher une procédure.

Toujours sur la même convention :

Article XIV. Règlement des Différends

1. Les différends qui naîtraient au sujet de l’application ou de l’interprétation de la présente Convention sont réglés suivant les dispositions pertinentes de la Convention et d’une manière conforme aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

2. En cas de différend entre deux ou plusieurs États parties, ou entre un ou plusieurs États parties et l’Organisation, quant à l’interprétation ou à l’application de la présente Convention, les parties se consultent en vue de régler rapidement ce différend par la voie de négociations ou par tout autre moyen pacifique de leur choix, y compris en ayant recours aux organes appropriés de la Convention et, par consentement mutuel, en saisissant la Cour internationale de Justice conformément au Statut de cette dernière. Les États parties en cause tiennent le Conseil exécutif informé des mesures prises.

Rappel : La Syrie accède à la Convention le 14 septembre 2013

Dans le cas de la Syrie, admettons que la Cour de Justice Internationale décide de faire incarcérer le présumé fautif, qui irait chercher Bachar el-Assad pour lui passer les menottes ?

  • (en arabe : بشار الاسد), né le 11 septembre 1965 à Damas, est un homme d’État syrien. Il est président de la République arabe syrienne depuis le 17 juillet 2000, date à laquelle il a succédé à son père, Hafez el-Assad. Il est de confession alaouite, branche du chiisme. Il exerce également les fonctions de secrétaire régional du Parti Baas. Il est au centre de l’actualité internationale lors de la guerre civile syrienne, pendant laquelle il est accusé de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité.

24 octobre 1945 – Création de l’Organisation des Nations Unies

Entrées à l’Organisation des Nations unies le 24 octobre 1945, l’Égypte et la Syrie étaient membres fondateurs de l’Organisation. Après le plébiscite du 21 février 1958, l’Égypte et la Syrie se sont unies pour former la République arabe unie, qui a continué à être représentée à l’Organisation avec un siège unique. Le 13 octobre 1961, la Syrie a recouvré son statut d’État indépendant et repris son siège à l’Organisation des Nations unies. Le 2 septembre 1971, la République arabe unie a changé son appellation en République arabe d’Égypte.




La vie continue et les lois doivent s’adapter au réel.

Il est nécessaire de mettre à jour le Protocole de Genève encore


Pour information, ces deux éléments qui prouvent que certains humains sont ?

Vous connaissez les obus à uranium appauvri ?

Effet sur les populations civiles

Taux de malformations congénitales observé par l’hôpital Universitaire de Basorah.

Les armes à uranium appauvri ont été employées massivement dans les conflits récents. De grandes quantités ont été dispersées dans les théâtres de guerre (Balkans, Irak, Afghanistan…).

  • Dans les zones les plus touchées, il a été constaté une hausse spectaculaire des malformations ainsi que des cancers, sans qu’aucune enquête n’ait été faite, que ce soit par les autorités locales ou l’OMS.
    L’OMS a signé un accord avec l’Agence internationale de l’énergie atomique l’AIEA le 17 juillet 1948 qui stipule que l’OMS ne doit pas faire d’étude sur les effets de la radioactivité sans l’accord de L’AIEA.
    Dans les faits, l’AIEA donne rarement l’autorisation d’enquêter.
    l’Independent WHO se bat contre cet accord.

Vous connaissez la DIME ?

La munition DIME est également redoutable.

  • Le Dense Inert Metal Explosive (DIME) est, en 2009, une munition expérimentale à base d’une enveloppe en fibres de carbone contenant un explosif mélangé à un alliage de poudre de tungstène avec également du cobalt, du nickel ou du fer. Sa production à usage militaire a débuté au début des années 2000.
    • Effet sur la santé
      Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau) dans un rayon inférieur à 10 mètres, et peu ou pas au-delà. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants. Les particules induisent à court terme des transformations néoplasiques des ostéoblastes chez l’homme. Une étude du Département américain de la santé sur les rats a indiqué en 2005 que HMTA induisait à court terme des rhabdomyosarcomes.

Cela vous suffit il !?

A quoi pensent ceux qui se lèvent le matin pour créer des armes ?


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