L’agriculture africaine et la nécessité d’une révolution verte: l’apport du numérique

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L’Afrique produit aujourd’hui un tiers de ses besoins alimentaires et dépense chaque année 30 milliards de dollars pour nourrir sa population. C’est un aspect qui intéresse le groupe français Suez, spécialisé dans les cycles de l’eau et des déchets, comme le dit Pierre-Yves Pouliquen, directeur général Afrique, Inde et Moyen-Orient.

  • « Notre contribution passera par l’apport de compost qu’on pourra faire à partir de déchets organiques ou par l’apport d’eau contrôlée par des compteurs intelligents.

La révolution verte, une solution inadaptée

Il préfère parler de transformation agricole que de révolution verte. « La révolution verte a été conçue au XXe siècle, dans un contexte très particulier d’augmentation de la population et de manque d’alimentation. Je suis absolument convaincu qu’il faut une transformation profonde des systèmes agricoles et des systèmes alimentaires de manière générale, pas forcément en imitant ce qui s’est fait dans le passé, mais en inventant quelque chose de complètement nouveau. Pour Henriette Gomis-Billon, directeur développement durable du groupe ivoirien Sifca, spécialiste de l’huile de palme, de l’hévéa et de la canne à sucre, l’objectif de l’accroissement des rendements doit se faire en respectant des normes précises. »